L’être humain et son impact sur l’environnement et la biodiversité face au Covid 19 et aux maladies infectieuses

17 juin 2020 par REFEDD Témoignages 4 visites

Le coronavirus est devenu une pandémie sous l’effet d’une population mondiale hypermobile. S’il s’est répandu, c’est en grande majorité dû au dynamisme d’un monde en mouvement. Cependant, la pandémie doit sa naissance à l’impact de l’être humain sur la nature et à l’appropriation qu’il en a fait. 

Alors quels sont les liens entre l’empreinte humaine sur l’environnement et la pandémie du covid 19 ?

Le trafic des néo-animaux de compagnie et de la viande de brousse à l’origine du Covid 19

Si le coronavirus est d’origine animale, nous sommes, nous les humains, responsables de sa propagation.

Le Covid 19 a été détecté et s’est répandu à partir du marché de Wuhan en Chine, berceau de l’épidémie. Il y aurait eu un questionnement sur l’identité du propagateur du virus. L’hypothèse aujourd’hui serait que la chauve-souris, qui ne peut pas transmettre le virus à l’homme, l’aurait transmis à un hôte intermédiaire, le pangolin. Si les pratiques humaines et le commerce n’étaient pas intervenus, le coronavirus ne se serait pas transformé en épidémie mondiale. En effet, le pangolin, animal en voie de disparition, subit un braconnage et est, aujourd’hui, le mammifère le plus vendu illégalement. Les demandes de plus en plus nombreuses pour les néo-animaux de compagnie, c’est-à-dire les animaux issus de la faune sauvage, et le commerce pour la viande de brousse illégale ont favorisé la transmission du virus à l’être humain. 

Mais la particularité du genre humain est aussi son hypermobilité. En se déplaçant vite et beaucoup, il a facilité la prolifération du coronavirus. 

Le dérèglement de la biodiversité cause de la propagation des maladies infectieuses

Cependant, si la mobilité de l’être humain favorise leur(s) expansion(s), les maladies infectieuses sont accentuées par le dérèglement de la biodiversité. 

L’être humain détruit les habitats des espèces sauvages provoquant à la fois une disparition massive des populations animales sauvages et un contact renforcé de l’humain avec la faune, dont l’espace vital se réduit. Ainsi, la baisse de la biodiversité et la simplification des écosystèmes dues à la destruction d’habitats par l’être humain ne permet plus à la biodiversité de jouer le rôle de régulateur des pathogènes. On voit alors de plus en plus de maladies infectieuses se développer et toucher l’être humain. 

À l’échelle mondiale, en soixante ans ( 1940-2000 ), le nombre de maladies infectieuses émergentes a été multiplié par quatre. Sur cette même échelle de temps, un quart des mammifères, un tiers des amphibiens et un sixième des oiseaux se sont vus menacés et pour certains sont aujourd’hui en voie de disparition. En somme, là où la biodiversité est la plus menacée, les épidémies et pandémies sont les plus fréquentes.

Quels pourraient-être les solutions à envisager pour éviter de nouvelles pandémies ?

La discussion entre les acteur.trice.s de la santé environnementale et humaine est aujourd’hui compliquée et ils.elles ont du mal à s’entendre sur la frontière entre la santé et la biodiversité. 

Pour que la communication entre les deux se répare, qu’elle soit plus simple, il semblerait qu’il faille favoriser une association entre les acteur.trice.s de la santé et ceux.celles de la protection environnementale. Cela pourrait prévenir et éviter la pandémie de certaines maladies infectieuses. Mais pour atteindre cet objectif, il devient plus que nécessaire de prendre en compte la biodiversité face à l’omniprésence de l’être humain, pour éviter les actions contre-productives qui, tout en détruisant la biodiversité, favorisent la prolifération des pathogènes donc des maladies infectieuses. 

Ainsi, si le covid 19 s’est répandu, c’est majoritairement dû à l’être humain et aux changements qu’il a fait subir à la biodiversité ainsi qu’à un manque de pratiques respectueuses de l’environnement. Pour éviter que des situations comme celles-ci ne se reproduisent, ce sont des modes de gestion sanitaire hors crises qui doivent être mis en place et développées entre les multiples acteur.trice.s. L’objectif étant de relier les préoccupations de biodiversité et de santé. 

Sources  :

Article rédigé par Pauline Hury, assistante de communication

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