L’impact positif du véganisme sur notre environnement

27 mars 2018 par Quentin Pakiry Témoignages 28 visites

DEVENIR VEGAN POUR L’ENVIRONNEMENT ET LA PLANÈTE
LA POLLUTION DE L’AIR ET LA QUESTION DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE

Manger de la viande est tout sauf vert. Consommer de la viande est en réalité l’une des pires choses pour la planète. En effet, produire de la viande, en amont, provoque beaucoup de déchets et un haut niveau de pollution.

L’industrie de la viande est l’une des principales causes du changement climatique et des émissions de gaz à effet de serre.

Produire de la viande demande de la terre, de l’eau et de l’énergie. Beaucoup plus que pour produire des céréales. 27 kilos de CO2 sont générés pour chaque kilo de boeuf, pour seulement 0.9 kilo pour un kilo de lentilles.

Selon une étude Oxford de 2016, l’adoption d’une alimentation vegan à l’échelle mondiale diminuerait les émissions liés à la production alimentaire de 70%.

On comprend pourquoi devenir vegan ou être végétarien est intéressant ! Parmi tous les moyens de lutter contre la pollution de l’environnement et le changement climatique, adopter une alimentation vegan fait partie des meilleurs moyens. Bien loin devant acheter une voiture électrique ou encore mettre des ampoules d’économie d’énergie chez soi.

Et si le dioxyde de carbone est au coeur des débats, d’autres gaz polluants sont émis en grande quantité, comme le méthane, qui provient des animaux d’élevage (durant la digestion). Il est en réalité beaucoup plus toxique et responsable du réchauffement climatique que le CO2.

LA QUESTION DE LA DÉFORESTATION
Élever des animaux pour produire de la nourriture est une des principales causes du phénomène de déforestation et de destruction de la biodiversité que l’on constate à l’échelle planétaire.

Ce phénomène se remarque tout particulièrement en Amérique du Sud et en Amazonie où de grands espaces sont tailladés puis brûlés afin créer de plus en plus d’espace pour la production agricole et pour le bétail.

Ce problème est de plus en plus d’actualité dans la mesure où la demande de viande ne cesse de croître. C’est donc l’écosystème global qui est aujourd’hui menacé. Les industriels, pour répondre à cette demande, exploitent systématiquement de nouvelles terres, et les déforestations en sont la conséquence. Si l’écologie et les animaux sont les premiers touchés, c’est finalement l’être humain qui se retrouve en situation très délicate puisque l’état de notre planète se dégrade.

Dans le cadre d’une alimentation végétale, la situation serait bien différente. Il faut près de 20 fois plus de superficie pour produire une calorie animale que pour produire une calorie végétale. Cette différence est considérable et si l’être humain arrêtait de consommer des produits d’origine animale, les industriels n’auraient pas autant besoin de chercher de nouvelles terres pour élever le bétail et faire grandir les animaux.

L’EAU, UNE RESSOURCE RARE
L’eau est aussi beaucoup utilisée pour produire les aliments d’origine animale, et en particulier la viande. Pour faire grandir et nourrir l’animal, les besoins en eau sont considérables. Et cela a bien sûr un coût environnemental.eau vegan

Si l’on fait la comparaison, un plat végétalien consomme près de 70 % d’eau de moins que le plat d’un « carnivore ». Un écart considérable encore une fois !

Si l’on fait la comparaison entre un kilo de boeuf et un kilo de soja (qui est au coeur de l’alimentation végétalienne), un kilogramme de boeuf nécessite autour de 15 000 litres d’eau pour être produit, contre seulement 2 000 litres pour le soja.

Si la première conséquence est l’épuisement des nappes phréatiques et plus généralement l’épuisement des ressources en eau à l’échelle planétaire, l’aspect quantitatif n’est malheureusement pas le seul concerné.

À cause de l’agriculture et la production de produits d’origine animale, l’eau douce est de plus en plus polluée. C’est donc la qualité de l’eau de notre planète qui est également au coeur du débat, et plusieurs causes expliquent cette tendance. Les pesticides, les engrais ainsi que les produits qui proviennent des excréments d’animaux (comme les nitrates) en sont responsables.

Les rivières, les mers, les océans, toute l’eau à l’échelle planétaire est maintenant touchée, alors que près de trois quarts des ressources d’eau sont aujourd’hui déjà pollués.

LA DISPARITION DES ESPÈCES
L’élevage industriel est en grande partie responsable de l’extinction des espèces ! L’agriculture intensive pour l’alimentation des animaux de bétail est la principale cause d’extinction des espèces dans de nombreux pays dont les États-Unis.

Si les animaux sont menacées sur la terre, ce sont aussi les poissons qui sont concernés. La pêche est ainsi responsable de la diminution de la capacité de renouvellement de la faune. Parmi les espèces couramment consommées, on relève une baisse des effectifs de plus de 90%, un chiffre considérable !

Si l’on fait le lien entre les élevages et la pêche, on peut mentionner que près de 30% de la pêche à l’échelle mondiale est utilisée pour l’élevage des animaux (poissons, porcs..).

La version originale de cet article vient du site Merci Vegan.

Voir en ligne : L’impact positif du véganisme sur notre environnement

Licence : CC by-sa

Contacter l’auteur

Une initiative de l’association CIRSES avec un résau de partenaires